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Mayemba Dance Company
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Pays ronds : pyramide de danseurs devant un fond rouge, ombres portées.

Six pièces

Répertoire

L’ancrage au sol du break, les vibrations du corps éprouvées par le pop et l’électro, l’espace et l’énergie de la danse contemporaine et de la danse afro-cubaine, à parts égales.

01

Utopie

Conception chorégraphique et musicale de Didier Mayemba.

Plateau baigné de lumière bleue, les danseurs au sol vus depuis le fond de la salle.

L’histoire est celle d’une utopie : un monde socio-culturel idéal où règnent la paix, le calme, le bonheur et l’égalité pour tous.

Dans la culture hip-hop, des codes — verbaux, vestimentaires, musicaux — sont censés faire de chacun l’égal de tous. Utopie regarde ce que cette promesse a coûté à ceux dont l’orientation sexuelle n’y avait pas sa place, et nomme l’illusion.

Les thèmes abordés dans la pièce font partie de ces sujets qui obsèdent au point que l’écriture à leur égard ne peut être que le résultat d’une vive émotion. L’urgence demeure maîtresse de la situation dès le début du processus d’écriture chorégraphique : certains sujets s’imposent même lorsque la décision d’écrire a encore du mal à se prononcer, et c’est ainsi que la plume dépasse son auteur.

Le processus de création

La diversité des moyens d’expression impose un processus permettant un dialogue harmonieux entre les disciplines artistiques du spectacle. L’improvisation fait partie des principaux outils de création :

— l’improvisation autour du texte, pour que les interprètes s’approprient la matière en utilisant leurs propres mots ;
— les improvisations dansées en parallèle au travail sur le thème, la narration reposant sur un mélange de partitions textuelles et de partitions dansées ;
— les partitions physiques proposées par les danseurs à partir des principaux thèmes de l’histoire, qui évoluent au fil des répétitions jusqu’à la construction finale.

Visuel de la pièce Utopie : des jambes de danseurs enchevêtrées, traitées en arrachage de papier.
Conception chorégraphique et musicale
Didier Mayemba
Interprétation
Anita Shmatova, Steeve Marecar, Ursule David
Direction technique
François Kaleka

La parole de l’auteur

Dans ce monde viril d’où je viens — celui de la culture hip-hop — nous avons des codes. Verbaux, vestimentaires, musicaux. Ils sont censés faire de nous des personnes égales, aux yeux de chacun et auprès de tous.

Il y a vingt ans, du haut de mes vingt-deux ans, je partageais ce passe-temps avec mes amis. Je ne savais pas encore qu’on ne pouvait déjà pas être danseur issu de la culture hip-hop, et de surcroît Pédé.

Pédé : un homo sapiens inférieur à un autre homo sapiens au regard de son orientation sexuelle, selon certains sapiens venus de ma propre culture. Nombre de mes frères d’armes ont payé ce mot d’un lourd tribut.

Cette culture qui prône la paix et l’égalité serait donc aussi le théâtre d’un monde d’illusion.

Illusion : nom commun féminin. Interprétation fausse de ce que l’on perçoit. Un mirage — ce phénomène optique capable de faire paraître à l’horizon une nappe de réalité idéale, séduisante et trompeuse.

Or durant fort longtemps, nous avons eu la prétention d’être égaux entre nous.

Didier Mayemba — note d’intention

Utopie : deux interprètes au sol dans un halo bleu, au centre d’un grand plateau noir.
Utopie est avant tout un travail autour des maux du cœur. Le mot perçu comme un mouvement visuel silencieux, telle une danse cachée ne demandant qu’une seule chose : paraître, prendre forme en sortant du champ textuel, donnant ainsi vie et sens aux mouvements des corps. Note du chorégraphe
Utopie : deux danseurs au centre d’un plateau éclairé de bleu. Utopie : un danseur au sol, un autre debout, lumière rasante. Utopie : danseurs allongés dans le halo bleu, public au premier plan. Utopie : trois interprètes en appui, bras tendus, lumière bleue. Utopie : duo violet sur un plateau plongé dans le noir. Utopie : deux silhouettes debout près d’un volume rouge.
02

Nuits d’automne

Une pièce sur l’amour et, surtout, sur l’exil.

Deux interprètes dans un faisceau de lumière chaude sur un plateau sombre.

L’histoire est celle d’une femme qui décide de s’enfermer dans un hôpital psychiatrique après la perte de son amour. À la suite de cet internement, l’héroïne traverse un voyage intérieur, entre les souvenirs à la présence imposante de son histoire passionnelle, son enfance, et ses multiples tentatives de revivre sans ce qui fut longtemps sa raison de vivre et le pansement de toutes ses blessures.

Le retour de l’héroïne dans le quartier de son enfance emmène le spectateur dans un autre espace, où lui est narré le quotidien d’un pays en guerre. Ainsi l’histoire d’amour de l’héroïne croise l’histoire de tout un pays.

La pièce questionne le lien entre l’exil amoureux et l’exil de la terre, entre le corps de l’être aimé et les racines. Si l’amour demeure un havre de paix, le berceau des illusions les plus folles, la terre est le berceau originel de tous les rêves, la source de toute nouvelle vie. Mais la terre de l’enfance est désormais un espace de guerre, une terre qui saigne et n’abrite plus les bourgeons de la vie d’autrefois. L’exil personnel et l’exil amoureux de l’héroïne trouvent ainsi leur écho dans l’exil collectif, celui d’un peuple entier.

Nuits d’automne : les interprètes alignés sur le plateau, main dans la main, au salut.
Chorégraphie
Didier Mayemba
Note d’intention
Sirine Achkar
Comédiens-danseurs
Annabelle Hanesse, Florence Weber, Cédric Poirot, Danilo Sékic
Création lumière
François Kaleka
Costumes
Lea Gutmann Loffler
Conception graphique
Angela Deschamps, Renaud Dobeck
À travers Nuits d’automne je raconte mon pardon, les blessures, les angoisses infligées à l’être que j’étais censé aimer et protéger dans mon passé. Didier Mayemba
Nuits d’automne : une interprète assise, un danseur accroupi près d’elle. Nuits d’automne : un corps allongé sur le plateau, lumière rasante. Nuits d’automne : deux interprètes debout dans un faisceau, matière au sol. Nuits d’automne : un duo enlacé, en studio.
03

Entre deux mondes

Un spectacle inspiré par la dualité douceur et dureté, présente à chaque moment de notre vie. Elles existent l’une par l’autre.

Entre deux mondes : deux danseurs au sol, lumière ambrée.

Les thèmes chorégraphiques sont inspirés de celle que Didier Mayemba considère comme notre mère, la Terre, et de ce qui est en mesure de donner la vie et la mort. Il y distingue particulièrement l’Homme, l’Animal, le Ciel, la Mer. Il aime observer et traduire les comportements humains, l’actualité marquante ou futile, les mouvements de notre planète — ce qui mène et dessine le monde de demain.

L’ancrage du corps au sol sublimé par le break, les techniques de vibrations du corps éprouvées à l’extrême par le pop et l’électro lui permettent de servir un mouvement élégant et naturel, proche de celui de ses thèmes d’inspiration. L’originalité et la variété de ses combinaisons chorégraphiques viennent de son utilisation égale de l’espace et de l’énergie de la danse contemporaine et de la danse afro-cubaine.

C’est un thème très cher à l’œil du chorégraphe qui, à chaque instant, se trouve dans un incessant va-et-vient entre fluidité et cassure, entre bienveillance et brutalité, entre calme et folie du corps. Ressentir la douceur nous fait craindre la dureté ; vivre la dureté nous fait aspirer à la douceur. Pour mieux les révéler, Didier Mayemba les met en scène : douceur et dureté se muent en force et fragilité, souffrance et joie, trouble et quiétude.

Ces oppositions, parfois fragiles, parfois déstabilisées, sont utilisées comme un révélateur et donnent forme à leur dualité inséparable. « Entre deux mondes » manifeste l’instant précis grâce à ces deux énergies, comme une photographie en noir et blanc le dévoile grâce au contraste des deux couleurs. Il nous laisse voir le mouvement et la vie émerger de l’opposition, et nous donne envie de ces divergences : il nous les offre aimables, car créatrices.

Entre deux mondes : un danseur en appui sur les mains, dos cambré.
Chorégraphie
Didier Mayemba
Forme
Pièce de groupe
Entre deux mondes : une danseuse en jupe claire, bras tendu, dans le noir. Entre deux mondes : un duo au sol dans une flaque de lumière dorée. Entre deux mondes : quatre danseurs penchés, lumière rouge et ambre. Entre deux mondes : quatre danseurs au sol sur le plancher de scène. Entre deux mondes : trois danseurs assis et un couple debout. Entre deux mondes : un corps replié, tête au sol, dans le halo. Entre deux mondes : deux danseuses, bras levés et joints. Entre deux mondes : une danseuse tend la main vers un homme en manteau.
04

Pays ronds dans un monde carré

Le cercle exprime le mouvement et la fluidité, le carré l’ancrage et la stabilité.

Pays ronds : pyramide de danseurs devant un fond rouge, ombres portées.

Nous assimilons souvent le rond à la bonhomie, à l’aménité ou à la bienveillance, alors que nous prêtons rigueur, autorité ou rigidité au carré. Pour le chorégraphe, le cercle exprime le mouvement et la fluidité, et le carré l’ancrage et la stabilité.

Afin de servir ses remarques sur ces deux concepts et sa réflexion sur l’espace créé par leur contraste, Didier Mayemba choisit le langage du break et du brakka. Le break, technique de la danse hip-hop libre et spontanée, est largement inspiré du cercle et dédié au sol : il prête naturellement son mouvement aux pays ronds. Des danseurs virevoltants transgressent les règles souveraines de l’équilibre. Ils tournent, tournent et tournent encore. La ronde fantasque des hommes ne tourne pas si rond.

Nées du peuple, mariage de la joie et de la révolte, chacune de ces danses manifeste l’urgence d’affirmer son existence. Paradoxe entre son apparence et son fonctionnement, entre visible et invisible, la Terre, par son évolution rigoureuse, est « le carré ». Vision onirique, rêve dansé, ce spectacle est une évasion où les effets visuels qui ont donné ses lettres de noblesse à la danse hip-hop sont mis à l’honneur.

« Pays ronds dans un monde carré » nous laisse la libre interprétation de la petite ronde infernale engagée entre rond et carré.

Pays ronds : silhouette découpée dans un grand cercle de lumière blanche.
Chorégraphie
Didier Mayemba
Langages
Break et brakka
Pays ronds : une ombre immense dans le cercle lumineux, danseurs au sol. Pays ronds : un danseur debout devant le cercle, un autre à l’écart. Pays ronds : groupe compact et forêt d’ombres sur le fond de scène. Pays ronds : enchevêtrement de corps sur fond magenta. Pays ronds : un danseur porté au sommet d’un groupe, fond rose. Pays ronds : deux danseurs au sol sur le carré de linoléum. Pays ronds : lumière orange, un danseur debout et deux au sol. Pays ronds : scène rouge et orange, un porté en suspension.
05

Sève

Un duo sur les origines et le mouvement de l’univers.

Sève : un duo au sol devant un décor végétal vert.

Fidèle à sa ligne artistique, Didier Mayemba explore les origines, le mouvement de l’univers, la sève. Il danse la communion simple, divine et violente qui existe entre un homme et une femme, se croyant seuls au monde.

« Sève », c’est aussi la phonétique de « sauvé » en anglais : save. Aux prémices du XXIᵉ siècle, un modeste appel à faire face, à sauver la sève de la planète, grâce à la prédisposition naturelle de l’être humain à vivre.

Sève : plateau vu de loin, décor végétal éclairé de vert et de bleu.
Chorégraphes et interprètes
Alicia Barberis et Didier Mayemba
Conception musicale
Didier Mayemba
Production
Esperitu de Danza
Sève : une danseuse en appui sur un danseur allongé, fond vert. Sève : deux interprètes à distance l’un de l’autre sur un plateau vert et or. Sève : un porté serré, visages proches, lumière verte. Sève : un duo au sol devant le décor de tiges végétales. Sève : une danseuse en extension vers une main tendue. Sève : deux corps enlacés, l’un porté sur le dos de l’autre.
06

Urbain Noël

Comment fête-t-on Noël en bas des tours ?

Urbain Noël : des danseurs poussent un caddie sur le plateau, décor de Noël.

Un spectacle de danse hip-hop dont la vocation est de mélanger la magie de Noël et la joie qui réside dans les quartiers à cette période.

Il illustre les souvenirs d’enfance du chorégraphe, ainsi que toute la magie qu’apporte le mois de décembre aux habitants. Ce mois a le don de mettre tous les soucis du quotidien de côté : les habitants, petits comme grands, se retrouvent dans les maisons de quartier ou dans les centres sociaux, tous poussés par un seul objectif — offrir le bonheur à leurs proches. Tout parent, toute personne retrouve son âme d’enfant à la veille de Noël.

Urbain Noël : deux interprètes costumés sur un plateau éclairé de rose.
Chorégraphie
Didier Mayemba
Public
Tout public, à partir de l’enfance
Urbain Noël : un groupe d’enfants en scène et un personnage en costume rouge. Urbain Noël : danseurs autour d’un caddie, bonnets rouges. Urbain Noël : trois danseuses en costume sur le plateau sombre. Urbain Noël : un danseur à l’équilibre près du sapin.

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